Ecole

L’école au XIXème siècle

Le 14 février 1830, le roi Charles X promulgue une ordonnance sur  » les moyens de pourvoir aux besoins de l’instruction primaire « . Les conseils municipaux sont invités à délibérer sur l’établissement et l’entretien d’une école sur la commune.
Le premier instituteur nommé dans la commune est  M. Roucou.
Il fait la classe dans la maison de M. Gros, au vieux village. Il a un traitement de 350 francs.
M. Sous est instituteur en 1837, M. Abbal en 1844.
En 1849 l’instituteur est M. Etienne Olives. 9 enfants sont scolarisés. La contribution des parents était de 1 franc 25 centimes par mois pour un enfant qui commence à lire, 2 francs pour ceux qui écrivent et 3 francs pour ceux qui font de l’arithmétique.
L’école est gratuite pour les indigents. C’est ce qu’on appelle à l’époque  » la gratuité sélective « . La municipalité verse une indemnité à l’instituteur pour ces élèves. Cela implique un nombre à ne pas dépasser décidé en conseil municipal où les cas sont étudiés. 22 enfants ne sont pas scolarisés, soit parce que leurs parents n’en ont pas fait la demande, soit parce qu’elle n’a pas été acceptée.
M.  Olives donne des cours du soir gratuitement pour les adultes qui font, pour certains, une demi-heure de marche, même par mauvais temps. Le Conseil Municipal décide de lui verser une indemnité de 100 francs.

En 1850, la commune achète à M. Jean Vielmar une maison école et mairie au hameau de L’Houm.
En 1851, l’instituteur est M. Bernard Lafont, en 1852 M. Dubois, en 1866 M.Razat, en 1870 M. Siadous, en 1879 M. Perruc

Le 14 août 1876, le maire, M. Armaing, et le Conseil Municipal décident de construire une nouvelle maison école et mairie, l’ancienne étant  » insalubre et insuffisante « . Ils décident de demander une aide financière à l’état ou au département. L’architecte est M. Dutour.

Elle est construite sur la promenade qui précède l’église, en face du presbytère qui est la mairie actuelle. Les deux salles de classe ont chacune une porte d’entrée donnant sur la place et une autre donnant sur le côté.
La cuisine est au rez-de-chaussée. Les trois chambres destinées à l’instituteur sont au premier étage ainsi que la salle de mairie et le cabinet des archives de la commune.

En 1878 les enfants de moins de 7 ans scolarisés paient 2 francs par mois ou 12 francs par an, les enfants de plus de 7 ans paient 2,50 francs par mois ou 16 francs par an.

Pendant les années 1880, plusieurs lois sont votées instituant une école gratuite,  laïque et obligatoire. Jules Ferry est le plus connu des hommes politiques à l’origine de ces lois.
La loi du 16 juin 1881 impose aux instituteurs et institutrices, dans un délai de trois ans, d’obtenir un  » brevet de capacité « . Il s’agit de remplacer progressivement les religieux ou religieuses qui assurent l’éducation des enfants sans avoir de  » capacité  » reconnue.
Ce même jour une autre loi est votée assurant la gratuité de l’enseignement.
La loi du 26 mars 1882 instaure l’enseignement obligatoire et laïque.
La Loi du 30 octobre 1886 fixe l’organisation générale de l’enseignement primaire (loi Goblet).
Enfin par la loi du 19 juillet 1889, les maîtres de l’enseignement public deviennent des fonctionnaires de l’Etat.

A Montbrun, l’armoire – bibliothèque renferme 44 livres accordés par M. le Ministre de l’Instruction Publique.
La fréquentation de l’école laisse à désirer mais l’instruction fait des progrès car aucun conscrit n’est illettré et tous les montbrunois savent signer leur nom.

L’école au XXème siècle

Le conseil municipal du 11 janvier 1906 décide la création d’une caisse des écoles pour aider les  » enfants indigents  » scolarisés à Montbrun. M. Jean Carcy est vice-président, M. François Mouisset secrétaire et M. de  Furgole trésorier.

En 1924 l’instituteur M. Perruc est remplacé par une institutrice qui, souffrant de tuberculose, doit être mise en congé de longue durée.

La cave de la maison école est régulièrement inondée. Le conseil municipal du 1 septembre 1924, présidé par M. le maire, Auguste Sieurac, décide d’entreprendre des travaux d’assainissement. Le devis des travaux est de 4 696 francs. Une demande de subvention est faite auprès du département.
Le 22 novembre 1925, le conseil municipal décide de commencer les travaux car il faut creuser une tranchée à travers champs et cela ne peut se faire qu’en hiver. 3000 francs ont été recueillis. La suite des travaux se déroulera au printemps.

La valeur du bâtiment est évaluée à 20 000 francs en 1929. 1% de cette valeur est affecté à l’entretien des locaux soit 200 francs par an.
En octobre 1929, le conseil municipal vote l’affectation de 350 francs à l’achat de fournitures scolaires, de livres de classe pour  » stimuler le zèle des enfants « .

Le conseil municipal décide de construire une maison école – mairie.
Trois terrains sont possibles mais l’un était trop décentré, l’autre trop proche du cimetière. Le troisième appartient à M. Raoul Gineste de Saurs qui en fait don à la commune en avril 1930. C’est le terrain de sport actuel et il est choisi pour l’implantation des bâtiments.
Un rapport de l’Inspection d’Académie, daté du 14 juin 1931, est favorable à ce projet.
Une enquête publique est ouverte et, le 4 juillet 1931, un arrêté du préfet arrive à la mairie avec un avis favorable du commissaire enquêteur.
Des plans sont effectués mais le projet ne verra jamais le jour et les archives municipales restent muettes sur les raisons de cet abandon.

Le 30 juin 1935, constatant que 5 institutrices se sont succédées dans l’année, le
Maire, Albert Gund, demande à M. le Préfet d’intervenir auprès de l’Académie pour qu’une institutrice titulaire soit nommée à Montbrun.

En 1966, la maison école est toujours au même endroit mais la disposition des pièces a changé : au rez-de-chaussée, 3 pièces : la salle de classe, une chambre et une cuisine. Au premier étage : la mairie et deux chambres. Il n’y a pas de salle de bain, le bâtiment est délabré et l’installation électrique  » plus que rudimentaire « .
Le conseil municipal, présidé par M. René Hébrard,  décide de rénover ce bâtiment.
Au rez-de-chaussée : la mairie et le secrétariat et la salle de classe.
Au premier étage : le logement de l’instituteur avec une cuisine, une salle de bain, un WC, 2 chambres et une salle de séjour.
Le coût des travaux s’élève à 19 360,57 francs. Une subvention de la préfecture d’un montant de 10 514 francs est accordée le 14 octobre 1966.

De 1977 à 1983

La cantine :
En 1977, 14 enfants sont scolarisés. L’école risque de fermer. Il est donc proposé de créer une cantine pour maintenir certains enfants et favoriser la venue de nouveaux.
Le 18 mai 1977, la création de la cantine est votée à l’unanimité. Elle est dans un local que la commune loue à côté de la salle des fêtes.

L’école depuis 1980

  • 1985 : du matériel informatique est livré dans le cadre du plan  » Informatique pour tous « 
  • Inauguration de la mairie dans le bâtiment actuel le 21 juin 1986. Le local des enseignants est disponible pour donner un peu d’espace. Des travaux de rénovation de la salle d’école sont entrepris : pose de faux plafonds, isolation, éclairage et chauffage.

La garderie
Le Conseil Municipal du 25 juin 1987 décide la création d’une garderie dans la salle des fêtes pour la rentrée scolaire.

Le GEPCO
En 1985, les enseignants des petites écoles de coteaux ont décidé de se regrouper afin de rompre un peu leur isolement au travers de la mise en place de projets communs. Pour cela une association a été fondée en 1986 avec pour nom, le GEPCO : Groupement des Ecoles Publiques des COteaux.
Chaque trimestre, un thème est choisi que chacun peut  » travailler  » avec les élèves de  son école.  Une rencontre de tous en fin de période est organisée, pour échanger, présenter les travaux.
Ces rencontres se déroulaient dans un des villages ou dans un lieu plus adapté du secteur.
Au départ 9 écoles : Aureville, Clermont le Fort, Espanès, Goyrans, Montbrun Lauragais, Péchabou, Pechbusque, Vigoulet Auzil et Vieille Toulouse.
Par la suite, l’école d’Espanès a fermé faute d’élèves, puis les écoles de Péchabou d’abord puis Goyrans, et ensuite Pechbusque, Vigoulet Auzil et Vieille Toulouse se sont retirées.
Les classes d’Issus, Noueilles puis Corronsac ont rejoint le GEPCO.

Un journal de liaison a été édité :  » La corde à huit nœuds « , chaque école étant chargée de la rédaction à tour de rôle regroupant aussi tous les articles des autres classes.
De grandes rencontres sportives ont pu ainsi être mises en place, dans les différents villages.
Les élèves ont pu s’initier à des sports nouveaux, moins connus, ou traditionnels grâce à l’appui de fédérations sportives (base ball, jeux de quilles…)
Des spectacles ont été montés : pour la commémoration du bicentenaire de la Révolution de 1789,  ou encore autour du thème des pays en voie de développement, avec le partenariat d’association d’étudiants ou d’  » Ingénieurs sans frontière « , carnaval, cirque…
L’adhésion de l’association à l’USEP (Union Sportive de l’Enseignement Primaire) a permis aussi de former des animateurs bénévoles qui ont pu ainsi intervenir dans les différentes écoles.
Des séjours éducatifs ont été organisés entre certains membres du GEPCO.
Cette expérience qui a duré près de 10 années a été riche en échanges, en projets que chacun dans son coin n’aurait pu ou su mettre en place. Cela a permis de mutualiser les énergies, de se sentir moins isolé, et surtout de mettre en contact des élèves qui par la suite ont pu se retrouver plus facilement et s’épauler lors de leur passage au collège.

Enfin si le Gepco a cessé c’est qu’un autre type de regroupement s’est mis en place, les RPI : Regroupement Pédagogiques Intercommunaux. Le Gepco n’est pas étranger à la mise en place des différents RPI du secteur puisqu’on y trouve ceux d’Aureville et Clermont le Fort, d’Issus et de Noueilles, et de Corronsac et Montbrun. Les liens tissés lors des années Gepco en ont facilité la mise en place.

Le regroupement pédagogique intercommunal (RPI)

Jusqu’en 1984, les enfants en âge de fréquenter l’école maternelle étaient scolarisés à l’école de Pompertuzat. Pour cela une convention liait plusieurs communes : Montbrun Lauragais, Deyme, Espanès, Pouze et Rebigue. Cette convention a pris fin lorsqu’une 3ème classe souhaitée n’a pas pu être ouverte.
Rentrée 1985, les petits élèves ont pu fréquenter l’école maternelle de Donneville. Il fallait trouver une solution plus durable.

En 1992, un premier projet de RPI  visant à la création d’une maternelle intercommunale a été évoqué entre les communes de Montbrun, Pouze, Espanés, Noueilles et Issus. Ce projet a été abandonné.
C’est avec la commune de Corronsac que va se créer l’école maternelle de Montbrun dans le cadre d’un RPI.
Il y a donc une école maternelle et une école élémentaire à Montbrun regroupant les élèves de cours préparatoire et de cour élémentaire première année. Une école à Corronsac où les élèves de cours élémentaire et de cours moyen suivent leur scolarité.
Une navette permet le transport des enfants entre les deux communes. De même un transport est assuré le mercredi à midi pour que les enfants puissent se rendre au centre de loisirs de Donneville.
Le RPI avec Corronsac commence en septembre 1994 et est officialisé par la signature d’une convention en 1996. L’école maternelle se compose alors d’un grand préfabriqué double fourni par le conseil général et d’un autre acheté par la commune et qui sert de cantine. A la rentrée 1998, l’ouverture d’une deuxième classe maternelle se fait dans un deuxième préfabriqué qui fait alors face au premier. Les classes sont bien pleines, il faut même placer une annexe afin de permettre d’augmenter la capacité du dortoir des plus petits.
A Corronsac il y a deux classes qui sont situées au rez-de-chaussée de la Mairie puis une troisième est ouverte qui sera installée elle aussi dans un préfabriqué.
Les bâtiments en préfabriqué sont loin d’apporter le confort thermique nécessaire, ils sont difficiles à chauffer en hiver et parfois étouffants en été.
Le souhait d’avoir une école  » en dur  » se fait rapidement jour, et ce dans les deux communes. Corronsac ouvrira son école neuve en 2005, possédant deux niveaux, un pour les classes et un pour la cantine.

La nouvelle école

Le 8 novembre 2002, le projet de construction d’une nouvelle école est voté à l’unanimité par la municipalité de Montbrun. M. Soutadé est retenu pour réaliser ce projet en septembre 2003.
Une étude pour chauffer le bâtiment par la géothermie est confiée à la société Holisud en avril 2004 et la décision de réaliser la mise en place de ce type d’énergie propre est prise en juin 2005.
Les travaux débutent en mars 2005 et les enfants entrent dans leur nouvelle école en mai 2006.

A la rentrée 2006, l’école élémentaire de Montbrun disparaît, elle est regroupée au sein de l’école maternelle. Une ouverture de classe est décidée par l’Inspection académique. Il y a quatre classes à Corronsac (du CP au CM2) et trois classes à Montbrun de la petite section de maternelle au CP.